C I N É M A C A R T I E R

Miral
(v.o.
ang. s.-t. fra.)
Laurentie
(v.o. fra.
)



MARTIN LUTHER (v.o. anglaise avec s.-t. français)
Allemagne 2003. Drame de Eric Till. Avec Joseph Fiennes, Bruno Ganz, Alfred Molina et Peter Ustinov. Durée : 2h04.

En 1505, transporté par l'expérience d'une tempête durant laquelle la foudre tomba tout près de lui, Luther, voyant là un signe divin, abandonne ses études de droit pour rejoindre le monastère Augustinien d’Erfut. La vie est loin d’y être austère et poussiéreuse pour lui qui, conduit par sa foi et une étude approfondie de la Bible, commence à mettre en cause la pratique religieuse établie. Les tensions s'accélèrent lorsque Luther expose ses 95 thèses sur les portes de l'église Wittenberg, provoquant ainsi les clercs et notables qui voient alors leurs privilèges menacés.

Martin Luther est né le 10 novembre 1483, à Eisleben et y décéda le 18 février 1546. Il fut un moine allemand, théologien, professeur d’université, père du protestantisme, et réformateur de l’Église dont les idées exercèrent une grande influence sur la Réforme protestante, qui changea le cours de la civilisation occidentale. Il défia l'autorité papale en tenant la Bible pour seule source légitime d'autorité religieuse.

Mais MARTIN LUTHER n’est pas un film religieux à proprement parler. Certes, la question religieuse y est omniprésente mais, plus que de sa foi, c’est le portrait d’un homme ayant marqué son temps dont il question. En fait, forte présence d’une musique élévatrice aidant, le récit se concentre sur une période précise de sa vie, celle de l’appel à son engagement spirituel et du combat qu’il mena pour ce en quoi il croyait.

Le climat de décadence entourant la religion catholique en ce début de 16ème siècle est judicieusement retracé, pointant du doigt l’énorme supercherie qu’était devenue alors l’Église, tout en insistant sur le scandale des indulgences ( les pécheurs pouvaient payer en argent sonnant le rachat de leurs fautes ). Face à ces dérives, Luther incarne une figure réformatrice que le réalisateur cependant n’idéalise pas totalement. Ainsi, on partage les doutes de Luther, pourtant persuadé d’avoir raison, et on n’évite pas non plus d’évoquer ses défauts et les conséquences de son insoumission envers une Église catholique toute-puissante. Souvent dépassé par le mouvement qu’il a initié, l’homme apparaît dans toute sa complexité et c’est un Joseph Fiennes inspiré qui l’incarne avec conviction, connaissant toute l’importance du personnage plus grand que nature qu’il interprète.

Illustrant la complexité des enjeux religieux et politiques d’une époque charnière de l’histoire de l’Humanité, MARTIN LUTHER montre aussi la lutte d’un homme pour qui il lui aurait été impensable d’agir contre sa propre conscience.

Du 11 au 14 octobre
13h00

Du 15 au 21 octobre
15h05

Du 22 au 28 octobre
*20h50*

*Dernière semaine*