C I N É M A C A R T I E R

Le concert
(v.o.
fra.)
Looking for Eric
(v.o. ang. s.-t. fra.)
Martin Luther
(v.o.
ang. s.-t. fra.)
Amelia Earhart
(v.o. ang. s.-t. fra.)
Douce contrée
(v.o. ang. s.-t. fra.)

KATYN
(v.o. polonaise avec s.-t. français)
Pologne 2007. Drame de Andrzej Wajda. Avec Magdalena Cielecka, Alicia Dabrowska, Joachim Paul Assbock, Waldemar Barwinski et Stanislav Celinska Durée : 2h00.

En 1940, en Pologne, durant la Seconde Guerre mondiale, Andrzej, capitaine d’un régiment des Uhlans, est déporté avec de nombreux autres officiers de son pays, par les Russes. Anna attend le retour de ce mari tant aimé et ne peut se résoudre à même penser qu’il ait pu être tué lors de sa détention. Le temps passe et leur fille grandit sans avoir vraiment connu son père. Quelques années plus tard, l’épouse d’un général apprend, de son côté, la mort de son mari qui fut fait prisonnier dans les mêmes circonstances. D’autres femmes, comme la sœur d’un pilote lui aussi disparu, luttent pour faire connaître la vérité entourant la disparition de tous ces hommes.

Sans contredit le plus grand cinéaste de toute l’histoire polonaise, Andrzej Wajda (L’HOMME DE MARBRE, L’HOMME DE FER, DANTON) livre, à 81 ans, un film poignant, qui témoigne de la disparition de son père, l’un des sacrifiés de ce que l’Histoire nomme aujourd’hui Le massacre de Katyn. Cette tragédie désigne le meurtre de plusieurs milliers de Polonais - essentiellement des personnalités, des officiers mais aussi des étudiants, des médecins et des membres des élites polonaises réputées hostiles à l'idéologie communiste - au printemps 1940, dans une forêt russe, près de Smolensk. Tout en retenue, avec une finale d’une foudroyante émotion, Wajda rend avec une puissance discrète la douleur de l’attente, rend palpable le temps de celles qui ont vécu séparées de l’être aimé et qui ont refusé de croire au pire. À travers le portrait de plusieurs familles et leurs quêtes respectives, il retrace avec force un pan dramatique de l’histoire de son pays, moins d’un point de vue politique qu’avec un regard intime sur des personnages dont l’impuissance n’a eue de mesure que l’immensité de leur espoir.

Le but d’un film sur Katyn n’est pas de faire toute la clarté sur ce qui s’est passé, puisque cet épisode est désormais un fait historique et politique reconnu, mais plutôt de relater la vie de ceux qui l’ont vécu. KATYN montre la vérité entourant cet événement et dont les protagonistes ne sont pas seulement ces officiers, mais aussi les femmes qui les attendent, jour après jour, heure après heure, dans le plus grand des doutes. Loyales et inébranlables, persuadées qu’elles verront revenir leurs hommes. Pendant des années, nous étions convaincus que notre père reviendrait. Presque jusqu’à la fin de sa vie, ma mère a cru que son mari, mon père Jakub Wajda, allait revenir. Cependant, je ne souhaite pas que mon film soit la recherche d’une simple vérité personnelle ou un cierge allumé sur la tombe du capitaine Jakub Wajda. Je veux qu’il soit le récit du drame subi par de multiples familles, victimes de Staline et du silence qu’il parvint à imposer à ses alliés d’alors.

- Andrzej Wajda

Du 5 au 11 février
13h00 - 19h30

Du 12 au 18 février
17h15

Du 19 au 25 février
15h00

Du 26 février au 4 mars
12h45

Du 5 au 11mars
20h45