De nouveau cette année, le Festival du Nouveau Cinéma s’amène au Cinéma Cartier. Du 9 au 15 novembre seront présentés des films triés sur le volet, en provenance des 4 coins du monde, du Québec et du Canada.
En soirée d’ouverture, La mise à l’aveugle, raconte la nouvelle vie d’une femme, récemment divorcée et retraitée, qui succombe à la passion du jeu. Le réalisateur Simon Galiero accompagnera son film en cette première à Québec.
Deux jours et demi, de Pablo Diconca, sur les liens entre un père et son fils ne se voyant qu’une fin de semaine sur deux; Stories we tell (Grand Prix Focus FNC 2012), un essai documentaire dans lequel la réalisatrice Sarah Polley interroge sa famille sur les événements entourant sa naissance; Boredom, d’Albert Nerenberg, une réflexion sur l’ennui, sérieuse et drôle à la fois, à la Neremberg (Stupidity); Fernando Arrabal – Grand rectum – Université de foulosophie, film foulosophe de François Ara Gourd et Hugo Samson sur le célèbre écrivain et cinéaste Fernando Arrabal; Joie ! Portrait d’une nonne, de Joe Balass, documentaire fantasque sur une congrégation d'hommes qui ont choisi de devenir des nonnes; Blackbird, écrit et réalisé par Jason Buxton, qui s'est mérité le prix du Meilleur premier film canadien au Festival du film de Toronto cette année avec ce regard porté sur les difficultés de l’adolescence; La cicatrice, suspense psychologique et premier long métrage du réalisateur Jimmy Larouche, le film oscillant entre réalisme et fantastique suit la vengeance d’un homme blessé; Laylou, de Philippe Lesage, film proche du cinéma-vérité sur des amies adolescentes en Montérégie; Uncontrollable, de Eugene Garcia, un film où l’on suit les révélations d’un meurtrier; Buzkashi, de Najeeb Mirza, documentaire sur le buzkashi, sport équestre, véritable objet de passion au Tajikistan; Les Juifs et l’argent, de Lewis Cohen, qui étudie la corrélation sempiternelle entre judaïté et argent; La revanche du tango, de Francine Pelletier, sur des jeunes musiciens argentins cherchant à réinventer le tango; Insurgence, un documentaire sur la grande mobilisation sociale québécoise du printemps 2012; Un nuage dans un verre d'eau, de Srinath c. Samarasinghe, une histoire d'amitié étonnante entre un vieil homme et une prostituée; Tous cobayes?, une dénonciation politique et militante de l’omniprésence des OGM dans notre alimentation, et du nucléaire dans notre environnement.
Finalement, le film de clôture de la 41e édition du Festival du Nouveau cinéma, et gagnant de la Louve d’Or cette année, Ici et là-bas (Aqui y alla), clôturera aussi notre semaine FNC. Histoire d'un père de famille mexicain qui retourne chez lui après un exil de plusieurs années aux États-Unis, ce premier film d’Antonio Mendez Esparza s’est aussi mérité le Grand Prix de la critique à Cannes cette année.
Soirée d'ouverture
LA MISE À L'AVEUGLE (v.o. fra.)
Canada 2012. De Simon Galiero. Avec Micheline Bernard, Marc Fournier, Louis Sincennes et Julien Poulin. Durée : 1h20.
Vendredi 9 novembre 20h00
En présence du réalisateur
Depuis son départ à la retraite, Denise semble emmurée vivante. Mais dans le quartier de son enfance, où cette femme secrète et silencieuse a décidé de se réinstaller, tout est encore possible. Il lui suffit de traverser le palier et de cogner chez Paul pour découvrir une nouvelle famille de bric et de broc: celle qui, chaque soir, s’installe et s’anime autour d’une table de poker. Galiero affirme avec bonheur son regard tendrement brutal (ou le contraire), poétique et gouailleur sur un Québec divisé. Dans la droite ligne des meilleurs Forcier, populaire au sens le plus digne du terme.
— Helen Faradji
Québec-Canada 2012. De Pablo Diconca. Avec Pablo Diconca et León Diconca Pelletier. 1h15.
Vendredi 9 novembre 17h00
Rêvasser en canot sur la surface tranquille d’un lac. Monter une tente sous la pluie en riant. Chanter des chansons à s’en faire exploser les poumons. Pêcher le doré et le transformer en festin sur un feu improvisé. Se raconter des histoires fantastiques, le soir au clair de lune. Autant de moments anodins mais qui sont bien précieux. Surtout lorsque, comme Pablo, on n’a la garde de son enfant qu’un week-end sur deux. Et cette fin de semaine, c’est dans la nature que Pablo et Leon, 5 ans s’inventent leurs souvenirs à deux pour mieux se tenir au chaud dans les moments de solitude. Diconca signe là un premier long métrage qui mêle approche documentaire, essai personnel et fiction pour mieux évoquer l’amour infini qu’il porte à son fils. Méditation aux accents mélancolique, DEUX JOURS ET DEMI est un film simple et beau qui, avec inventivité et une tendresse émouvante, évoque la dure réalité de ceux que la vie sépare de leurs enfants.
— Helen Faradji
LA REVANCHE DU TANGO
(v.o. fra., esp. et ang. s.-t. fra.)
Québec/Canada 2012. De Francine Pelletier. Durée : 1h10 min.
Vendredi 9 novembre 18h35
Ancrant son sujet dans un contexte historico-politique, Francine Pelletier met en parallèle les aficionados du tango traditionnel et les tenants du nouveau tango, créé par une génération qui, depuis la crise argentine de 2001, s’est réapproprié une musique devenue, avec le temps, du folklore pour touristes paresseux. Entre les deux, le cœur de la cinéaste-journaliste ne penche pas. Si elle a de la tendresse envers ce danseur vieillissant pour qui l’évolution du tango s’est arrêtée avec Piazzolla, elle nous montre sans fards ces clubs sans âme de la capitale, équivalents argentins du Moulin-Rouge ou des boîtes à flamenco de Séville.
— Éric Fourlanty
Québec-Canada 2012. De Albert Nerenberg.Durée : 1h01.
Samedi 10 novembre 17h10
Qu’est-ce que l’ennui? Le journaliste et documentariste canadien Albert Nerenberg, également réalisateur d’essais sur la stupidité et sur le rire, tente d'y répondre à l’aide des témoignages de chercheurs universitaires, de psychologues, d’enseignants et d’auteurs. Nerenberg se met lui-même en scène en tant que victime numéro 1 de l’ennui, narrant ses découvertes et ses expériences, y compris la « tragique » perte de son iPhone et le lien direct de cette situation avec le sujet de son film. En dépit de son ton parodique et de son recours amusant aux clichés des reconstitutions dramatiques télévisuelles, BOREDOM esquisse une réflexion essentielle sur l’évolution du concept d’ennui et notre relation aux nouvelles technologies.
— Raquel Tremblay
JOIE ! PORTRAIT D'UNE NONNE JOY! PORTRAIT OF A NUN (v.o. ang. s.-t. fra.)
Québec-Canada 2012. de Joe Balass. Durée: 1h11 min.
Samedi 10 novembre 18h25
Il porte une barbe blanche de père Noël, des lunettes en forme de cœur et une cornette surdimensionnée. Mais loin d’être un hurluberlu, Mish est une institution. Membre fondateur des Sœurs de la Perpétuelle Indulgence, en 1979, une organisation mondiale regroupant près de 400 nonnes activistes, il a accompagné, voire personnifié, les grands mouvements de lutte pour les droits des homosexuels sous le délicieux pseudo de Sœur Missionary P. Delight, alias Sœur Lamosama DeLite the Sodomite / Soami. Aux côtés de congénères, dans le bouillant San Francisco des années 80, il était ainsi aux premières loges d’un mouvement dont les contributions sociales sont encore aujourd’hui inestimables. Vivant désormais dans le Sud profond des États-Unis, il nous fait pénétrer son monde peuplé d’un bric-à-brac insensé au fond de la forêt, de fées radicales, de foi réelle et de militantisme toujours sincère.
— Helen Faradji
Québec-Canada 2012. De Sarah Polley. Durée : 1h48 min.
Samedi 10 novembre 20h00
À l’aide des témoignages de plusieurs membres et amis de sa famille, l'actrice-réalisatrice Sarah Polley tisse un documentaire minutieux sur ses origines, la relation amoureuse parfois difficile qu’ont entretenue ses parents acteurs... et l’art de raconter une histoire au cinéma. Entrecoupé de vraies et de fausses archives familiales, son long métrage révèle une fascinante mosaïque de points de vue sur sa mère Diane, décédée du cancer lorsque Sarah avait onze ans, et son père Michael, qui assure aussi la narration de l’œuvre.
— Marie-Hélène Mello
LES JUIFS ET L'ARGENT JEWS AND MONEY (v.o. fra. et ang.)
Québec-Canada 2012. De Lewis Cohen. Durée : 1h30.
Dimanche 11 novembre 17h15
En 2006, à Paris, Youssouf Fofana enlève Ilan Halimi et exige une rançon de 500 000 $, sous prétexte que ce dernier est juif, donc riche. Or, le jeune homme de 23 ans vient d’une famille modeste. Séquestré pendant plus de trois semaines, il est torturé et battu à mort. Fofana et vingt-six de ces complices sont arrêtés et subissent, en 2009, deux procès qui déchaînent les passions. Alors que la Renaissance avait mit fin aux enlèvements de juifs, comment un geste aussi barbare et antisémite a-t-il pu être posé aujourd’hui, en France? Pour tenter de comprendre cet amalgame immémorial entre judaïté et argent, Les Juifs et l’argent en retrace les origines et l’histoire. En parallèle, des dizaines d’entrevues - la mère d’Halimi, les avocats des deux parties, des journalistes, etc. - qui détaillent la saga de ce crime haineux et explorent ses conséquences sur l’antisémitisme en France. Puissant.
— Éric Fourlanty
Québec-Canada 2012. De Eugene Garcia. Avec Stephanie Eliopoulos, Eugene Garcia et Romano Orzari. Durée: 1h32.
Dimanche 11 novembre 19h00
Afin de comprendre la déchéance de son existence (séparation, dépression, suspension d’un contrat de travail), Daniel Delgado, un enseignant alcoolique, enquête sur un gérant d’artistes condamné pour meurtre. Cherchant à faire la lumière sur les motifs du tueur, Delgado y découvre les rapports amoureux et complexes entre le bourreau et sa victime. Au fil des révélations du condamné, l’enseignant (joué par Garcia lui-même) s’immisce en tant que personnage dans le récit du meurtrier et y découvre les liens profonds qui l’unissent au tueur. Transfert d’identités, doubles, répétition, Uncontrollable est une œuvre dense, complexe qui aborde la complexité de la maladie mentale.
— Martin Legault
Canada 2012. De Jason Buxton. Avec Connor Jessup, Michael Buie et Alex Ozerov. Durée: 1h41.
Lundi 12 novembre 17h00
Après avoir vécu en ville, chez sa mère, Sean débarque chez son père, à Bridgewater, Nouvelle-Écosse. Vite devenu le souffre-douleur de l'école locale, il se défoule en écrivant une histoire de revanche, ce qui l'entraînera dans de graves problèmes. Premier long métrage écrit et réalisé par Jason Buxton, BLACKBIRD, qui s'est mérité le Meilleur premier film canadien au Festival du film de Toronto cette année, aborde de nombreux thèmes: l’intimidation, la famille éclatée, la peur de l’autre, la lourdeur de l’appareil judiciaire et l’omniprésence - pour le meilleur et le pire - des médias sociaux. Un regard sensible et nuancé sur l’adolescence.
— Éric Fourlanty
Canada 2012. De Groupe d'action en cinéma Épopée Francis Pinard. Durée : 2h21.
Lundi 12 novembre 19h00
Documentaire sur la grande mobilisation sociale québécoise du printemps 2012. Lancé par une grève des étudiants pour l’accès à l’éducation, le mouvement s’est élargi pour inclure une résistance au gouvernement en place, à la violence et à l’impunité de la police de Montréal, à l’exploitation des ressources vierges et au système économique actuel. Épopée est un groupe d’action en cinéma formé à partir de 2007, au cours du documentaire HOMMES À LOUER, traitant de la toxicomanie et du travail du sexe masculin à Montréal.
BUZKASHI! NAJEEB MIRZA
(vo russe, tadjik et ousbek avec s.-t. français)
Québec-Canada 2012. De Najeeb Mirza. Durée : 1h21 min.
Mardi 13 novembre 19h00
Certaines nations ont adopté le hockey sur glace comme sport national, d’autres le football. Au Tadjikistan, le buzkashi déchaîne les passions. Cette activité sportive, qui fait courir les foules partout au pays, regroupe de nombreux cavaliers montés sur leur cheval. Ils s’agglutinent les uns sur les autres tout en s’accrochant à leur monture. L’objectif : mettre la main sur une carcasse de chèvre gisant au sol et la déplacer jusqu’aux limites de la surface de jeu. Le documentariste Najeeb Mira s’intéresse à trois hommes qui pratiquent le buzkashi pour des motivations différentes. Azam accumule les victoires en l’honneur de son père assassiné dans des circonstances nébuleuses alors que Askar-Ali trace la voie à suivre pour ses garçons. De son côté, le richissime Khurshed, assoiffé de gloire, concocte des stratégies plus ou moins légales afin de remporter les tournois. Au-delà des images saisissantes captées dans les nombreuses échauffourées au cours d’un match, Buzkashi ! témoigne des aspirations d’une communauté qui conserve ses repères à travers ses pratiques ancestrales. Ne ratez sous aucun prétexte ce film captivant qui met en lumière un sport inconnu en dehors de l’Asie centrale, car ce n’est pas demain la veille que vous reverrez des parties de buzkashi.
— Stéphane Defoy
Québec/Canada 2012 . De Jimmy Larouche. Avec Marc Béland, Normand D'amour et Patrick Goyette. Durée: 1h19.
Mardi 13 novembre 17h20
Richard Tremblay ne peut plus voir ni sa femme Marie ni son fils Sébastien. Une restriction de la Cour l’en empêche. Après plusieurs courts remarqués, Jimmy Larouche retrace le parcours de cet échec dans son premier long, en tâchant d’éclairer les différents éléments d’un engrenage néfaste qui emprisonne ce personnage mystérieux et perdu au plus creux d’un véritable cauchemar. Superbement photographié en clairs-obscurs par Glauco Bermudez, LA CICATRICE, entièrement tourné dans le secteur d’Alma, impressionne sans contredit par sa maîtrise formelle et son approche résolument multiple, brisant les frontières des genres, du temps et de l’espace, pour mieux s’inscrire dans une tradition atmosphérique et singulière évoquant certains films de David Fincher ou même de David Lynch.
— Helen Faradji
Québec-Canada-France 2011. De Srinath c. Samarasinghe. Avec Tewfic Jallab, Anamaria Marinca et Gamil Ratib. 1h30.
Mardi 13 novembre 20h35
Monsieur Noun, octogénaire solitaire, fut autrefois projectionniste en Égypte. Anne, d'origine roumaine, est une prostituée fragile sous influence. Les deux voisins partagent joies et peines dans un immeuble parisien. Mais, un jour, le vieil homme disparaît ... Le cinéma aime depuis toujours les amitiés étonnantes, et ce premier film ne déroge pas à la règle en mettant en scène deux figures que tout oppose. Une proposition originale, au mélange de tons aussi improbable que réussi. Entre humour poétique et fantastique inquiétant, le film possède un charme étrange et envoûtant.
- Zoé Protat
Québec-Canada 2012. De Philippe Lesage. Durée : 1h20.
Mercredi 14 novembre 17h00
On n’est pas sérieux quand on a dix-sept ans. On a les yeux qui brillent, presque autant que sa robe, le soir de son bal de finissants. On joue au soccer, avec l’énergie de l’enfant que l’on est encore un peu, malgré soi. On s’étourdit de paroles folles glanées au coin du feu, avec les amis, un beau soir d’été. On plonge dans un lac pour faire le fier, insouciant et libre. On partage ses secrets comme s’il n’y avait pas de lendemain. On s’esclaffe en se foutant des convenances. Durant un été, à Mont-Saint-Grégoire, en Montérégie, et dans la tradition du cinéma direct, Philippe Lesage a capté ces instants magiques et fugaces où le monde de l’enfance se referme doucement et celui des adultes s’entrouvre à peine. En tableaux impressionnistes et successifs, tendres et chaleureux, il s’immerge dans le quotidien ensoleillé d’une bande de jeunes filles attachantes, au sein desquelles on retrouve notamment Laurence, dite Laylou, « personnage » découvert à la fin de son précédent et magnifique documentaire, Un cœur qui bat. Avec sensibilité et douceur, il dessine les contours d’un monde secret, éphémère et joyeux, dont nous gardons tous, au creux du cœur, un souvenir forcément ému.
— Helen Faradji
Nous consommons tous des OGM agricoles. Mais comment se retrouvent- ils dans nos champs et nos assiettes? Ont-ils été testés? Quel est leur véritable danger? Et pourquoi l’énergie nucléaire est-elle toujours considérée comme l’énergie du futur alors que les hommes ont vécu Tchernobyl et Fukushima? Ce sont tout autant de questions légitimes que chacun se pose. La conclusion pourrait être accablante: serions-nous tous des cobayes?
FERNANDO ARRABAL - GRAND RECTUM - UNIVERSITÉ DE FOULOSOPHIE (v.o. fra.)
Québec-Canada 2012. De François Ara Gourd et Hugo Samson. Durée: 1h11 min.
Jeudi 15 novembre 17h20
Montréal, en mars 2012, a été le théâtre de bien étranges événements. Une bande d’hurluberlus chantant et dansant ont pris d’assaut l’aéroport. Une partie d’échecs géante a occupé le hall de la Grande Bibliothèque de Montréal. Les ruelles ont accueilli sculptures étranges et performances inusitées. Et un homme, coiffé d’un chapeau à carreaux noir et blanc à trois cornes, abordait les passants devant le métro Mont-Royal pour leur quémander le droit de leur lire un poème. Bizarre, vous avez dit bizarre ? Comment pouvait-il en aller autrement alors que le grand Fernando Arrabal, romancier, cinéaste (VIVA LA MUERTE, J'IRAI COMME UN CHEVAL FOU), homme de théâtre d’origine espagnole venait visiter la métropole à l’invitation de l’Université de Foulosophie qui lui remettait son prestigieux titre de Grand Rectum ? Comme à l’occasion de la visite d’Alexandro Jodorowski, François Gourd a documenté ces journées de partages délirants et d’échanges extravagants.
— Helen Faradji
États-Unis-Espagne-Mexique 2012. De Antonio Méndez Esparza. Avec Teresa Ramírez Aguirre, Pedro De los Santos Juárez, Lorena Guadalupe et Pantaleón Vázquez. Durée: 1h50.
Jeudi 15 novembre 19h00
Louve d'or du Festival du Nouveau Cinéma et Grand Prix de la critique à Cannes cette année.
Après plusieurs années passées aux États-Unis, Pedro revient au Mexique où l’attendent sa femme, Teresa, et leurs deux filles. ICI ET LÀ-BAS raconte ce retour. Celui tant rêvé, celui que tous attendent depuis le jour du départ, ce retour qui fait se sentir étranger l’exilé resté trop longtemps éloigné. Antonio Méndez Esparza, espagnol exilé aux États-unis, dépeint ce retour impossible avec une magnifique adresse et un sens de l’humain troublant. Le résultat est sans équivoque: des retrouvailles, même teintées d’affection et de bonne volonté, sont un chemin semé d’embûches. Lauréat du Grand Prix de la semaine de la critique au dernier Festival de Cannes, ICI ET LÀ-BAS est une fresque émouvante de la vie aquí « ici » où l’ allá « ailleurs » joue un rôle capital et trop souvent néfaste.
— Mélanie Lemaire