AMELIA EARHART (v.o. anglaise avec s.-t. français)
États-Unis 2009. Drame de Mira Nair. Avec Hilary Swank, Richard Gere, Ewan Macgregor. Durée : 1h46.
Évocation de la vie palpitante et incroyable de la légendaire pionnière de l'aviation, Amelia Earhart. Une vie remplie d'aventures extraordinaires et de gloire, mais qui restera à jamais entourée de mystère. Après avoir été la première femme à survoler l'Atlantique, Amelia Earhart est devenue la fiancée de l'Amérique - la légendaire « Goddess of light » réputée pour son audace et son charisme magnétique. Mais même après avoir acquise une renommée internationale, son désir d’indépendance et d'aller toujours plus loin ne l'aura jamais quittée. Elle a été source d'inspiration pour de nombreuses personnes, dont la Première Dame des États-Unis, Eleanor Roosevelt, mais aussi pour les deux hommes de sa vie : son mari, le promoteur et magnat de l'édition George P. Putman, et son ami de longue date et amant, le pilote Gene Vidal. Eté 1937, Amelia se lance dans son projet le plus ambitieux : un vol en solitaire autour du monde, qui allait devenir l'une des aventures les plus mythiques du 20ème siècle.
Après BOYS DON’T CRY, MILLION DOLLAR BABY et FREEDOMS WRITERS, Hilary Swank reprend de nouveau un rôle d’une femme en avance sur son époque, et qui a à se battre pour le simple fait d’avoir le droit d’être ce qu’elle veut, le droit d’être l’aviatrice Amelia Earheart, légende américaine qui soulève encore, 73 ans après sa mort, des spéculations à n’en plus finir. Il y avait à craindre un de ces longs métrages épiques dont Hollywood a le secret. Mais c’était oublier le style particulier de Mira Nair, réalisatrice de SALAAM BOMBAY et LE MARIAGE DES MOUSSONS. Aux grands emportements, elle préféra les demi-teintes. Aux habituels rebondissements, elle substitua des séquences pointillistes, car Amelia Earhart n’était pas une femme simple, facile à décrire en quelques images anodines. Après tout, elle était tout aussi célèbre en son temps que Charles Lindberg, à la différence que ce dernier n’a pas eu à s’affranchir de la réserve à laquelle les femmes étaient confinées à cette époque.
À travers une réalisation sobre et classique, Nair respecte cette vie faite de lumière, mais aussi d’ombres, en se concentrant sur les 10 dernières années de Earhart, entremêlant son histoire à des séquences de son dernier vol, ce tour du monde qu’elle avait décidé d’entreprendre contre toute raison. Amelia Earhart a mené sa vie comme elle l’entendait, prenant des décisions en fonction d’une logique qui n’appartenait qu’à elle et qui répondait d’abord et avant tout à un besoin de grande liberté. La vraie, celle qui fait survoler des millions d’hectares d’espaces sauvages ou habités. Celle qui fait ne pas avoir peur de se retrouver, seule, à affronter les éléments de la nature. Et celle qui fait, forcément, se retrouver face à soi-même.